Jour 12 : Langdalsvatnet - Kapervatnet

Réveil venteux : un vent à déboiser les rennes, mais qui cloue les bestioles au sol, enfin !
Ascension du mont Istind, bien raide. Le vent dans le dos ne nous ralentit certes pas mais ne nous aide pas non plus.
Tu vois là-haut, ben faut y aller !

Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude (de 300 à 850 m), notre regard embrasse de plus en plus de montagnes et de lacs.
Vue du Bumannsvatnet, depuis les hauteurs du mont Istind.
Une perdrix, perdue dans les cailloux.

Avant le col, le sentier passe sur un névé verglacé et pentu, accessible en enjambant une crevasse. Nous préférons donc faire un détour par le sommet pour trouver un passage plus sûr.
Bon, ça se complique !

Nous suivons la crête jusqu'au col...
Depuis le sommet du mont Istind.
Des dents acérées.

... puis passons plusieurs névés en restant en altitude.
Traversée d'un névé, parmi tant d'autres.
Des cairns, disséminés sur les parties rocheuses, nous indiquent le chemin.

La vue est dégagée de tous les côtés.
Vue sur l'île de Dyrøy.

Nous apercevons trois rennes, dont un petit, faisant la sieste sur un névé.

Pendant la pause déjeuner, nous découvrons cette fois un troupeau de rennes stationnant sur un névé pentu. Quelques individus passent à proximité, dont un renne tout blanc.

Le sentier nous fait ensuite perdre de l’altitude et juste après un petit lac, nous hésitons sur le chemin à suivre à cause d’un panneau indiquant une direction ne nous intéressant pas : celle de Gjeska.

Une fois de plus, un point carte nous remet sur la bonne voie : il faut bien suivre le sentier vers Gjeska, car ce n'est qu'ensuite que le Senja på langs s'en sépare.
La suite de la progression se fait toujours sur un terrain rocailleux, en suivant les cairns et les points rouges.
Nous descendons la vallée vers Kapervatnet, dit « Le Maudit », et mettons un temps infini à rejoindre le passage à gué permettant d'accéder à la rive nord du lac.
Kapervatnet.
Pour ne rien arranger, ce panneau était inversé (planté du mauvais côté du chemin)...
Si si, on voit le marquage pour le passage à gué.

Commence alors une lente et pénible progression à travers une forêt de bouleaux marécageuse, sur un sentier parfois très mal balisé et très peu marqué au sol.
Un champ de linaigrette, un moment de paradis le long d'un chemin infernal.

Après une marque quasi invisible, le chemin n'existe plus et c'est en désespoir de cause que nous décidons de rejoindre la rive du lac pour la longer. Surprise ! Une nouvelle marque : notre errance nous a finalement ramené au bon endroit.
La forêt des bouleaux hantés.

Vers 20h, établissement du campement au sud du lac. C., épuisée, rend les armes après 12h de marche et... 15 km parcourus !